Diaporama de Pablo Neruda.
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Citation de Pablo Neruda

mercredi 11 mars 2009

Charles d'Orléans

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Charles d'Orléans reçoit l'hommage d'un vassal.


Charles d'Orléans, né à Paris le 24 novembre 1394 et mort à Amboise le 5 janvier 1465, duc d'Orléans, est un prince français, connu surtout pour son œuvre poétique réalisée lors de sa longue captivité anglaise. Il est le fils de Louis Ier, duc d'Orléans, frère du roi de France Charles VI, et de Valentine Visconti fille du duc de Milan. Il est né à l'hôtel de Saint-Pol, à Paris.
Le 25 octobre 1415, les troupes françaises sont mises en déroute par l'armée du roi anglais Henri V, lors de la défaite d'Azincourt, dans le contexte de la guerre de Cent Ans. Charles d'Orléans est fait prisonnier et emmené en Angleterre. Sa libération est conditionnée par le paiement d'une rançon. N'ayant trouvé personne pour payer sa rançon, il reste 25 ans en Angleterre, années pendant lesquelles il développe son œuvre.

Les valeurs et les vertus ancêtrales, le glorieux passé de la France, sont d’un autre temps. La situation de détresse morale dans laquelle se trouve la France, est dûe, selon le poète, à un châtiment divin, en raison des péchés capitaux dont la France est coupable.

Les sept péchés capitaux sont, dans la tradition chrétienne, la paresse, l’orgueil, la gourmandise, la luxure, l’avarice, la colère et l'envie. Charles d’Orléans cite cinq des péchés capitaux « orgueil, glotonnie, paresse,/ Convoitise », « luxure », pour expliquer et fonder son propos. Le discours poétique prend un tournant ironique au dernier vers, où le poète qualifie de « Très chrétien » le royaume de France, alors qu’il vient de dénoncer les maux du pays à l’origine du châtiment divin.

Sais-tu d'où vient ton mal, à vrai parler ?
Connais-tu point pourquoi es en tristesse ?
Conter le veux, pour vers toi m'acquitter,
Ecoute-moi et tu feras sagesse.
Ton grand orgueil, glotonnie, paresse,
Convoitise, sans justice tenir,
Et luxure, dont as eu abondance,
Ont pourchacié vers Dieu de te punir,
Très chrétien, franc royaume de France.
M.C.

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