Nazim Hikmet et Pablo NerudaSon retour en Turquie pour y reposer comme il le souhaitait sous un platane, est imminent. Sa famille et ses amis regroupés dans la fondation qui porte son nom y travaillent depuis longtemps. Ce sera mercredi prochain, le 107e anniversaire de la naissance de Nazim Hikmet, et la fin de 58 ans d’exil, ce qu’il appelait ce «dur métier».
Un des premiers à évoquer la tragédie arménienne
Le «géant aux yeux bleus» (son surnom) était petit-fils du leader Jeune Turc Enver Pacha et proche d’Atatürk, mais son engagement communiste lui coûta très cher : la moitié de son œuvre fut rédigée derrière les barreaux. Ce sont Eluard, Aragon, Picasso, Sartre qui l’en firent sortir une première fois, mais il est marqué au fer rouge du marxisme et ne connaît pas de répit, il préfère fuir et meurt à Moscou en 1963.
Sa poésie limpide et fervente, une des premières en vers libres et la toute première à évoquer la tragédie arménienne, le hissait parmi les plus grands. Il partagea en 1950 avec Pablo Neruda le prix international de la Paix. Alors que l’Unesco l’honorait dès 2002, son pays lui rend bien tardivement justice.
0 commentaires:
Enregistrer un commentaire