Pablo Neruda


Citation de Pablo Neruda

mardi 25 décembre 2012

PABLO NERUDA ET LOUIS ARAGON

PABLO NERUDA ET LOUIS ARAGON, LORS DES FUNÉRAILLES D'ELSA TRIOLET, LE 16 JUIN 1970. PHOTO NERUDA FRANCE

Le 16 juin 1970 s’éteint la romancière Elsa Triolet, femme de Louis Aragon, à l’âge de 74 ans, alors que Pablo Neruda est ambassadeur à Paris sous le gouvernement d’Unité Populaire d’Allende. Le poète chilien prononce, en hommage à Elsa, un magnifique discours à l’occasion des funérailles. 
«J’ai vu Elsa dans la guerre d’Espagne dans la résistance, compagne de l’honneur français. Je l’ai vue dans l’amitié, dans ses romans qui sont énigme à la fois et solution de l’énigme, dans la campagne et dans la ville, dans Moscou et dans Paris, nous enseignant toujours la destruction du mensonge. Et élevant l'orgueil de son visage au dessus de la haine pour nous dire la vérité, l’intelligence, le travail de constructeur. 




PABLO NERUDA ET LOUIS ARAGON, LORS DES FUNÉRAILLES D'ELSA TRIOLET, LE 16 JUIN 1970. PHOTO NERUDA FRANCE


Nos mains sont toujours plus limitées que l'espace de notre espoir. Au nom du plus lointain des pays, ma patrie, le Chili, au nom de mon peuple, au nom des écrivains de l’Amérique latine, je dis notre deuil à la France, et je m’incline devant la douleur du grand poète avec la tendresse d’un frère et d’un camarade. Le monde entier pleure avec toi, Aragon, et c’est que la mort ne peut pas te vaincre, parce que tu es, parce que, avec Elsa, tu es devenu un grand capitaine de notre victoire. »





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dimanche 16 décembre 2012

SONETO XLIV


Sabrás que no te amo y que te amo 
puesto que de dos modos es la vida, 
la palabra es un ala del silencio, 
el fuego tiene una mitad de frío.

Yo te amo para comenzar a amarte, 
para recomenzar el infinito 
y para no dejar de amarte nunca:
por eso no te amo todavía.

Te amo y no te amo como si tuviera 
en mis manos las llaves de la dicha 
y un incierto destino desdichado.

Mi amor tiene dos vidas para amarte. 
Por eso te amo cuando no te amo 
y por eso te amo cuando te amo.




Pablo Neruda, « SONNET XLIV » ( Soneto XCII ) dans « La Centaine d'amour» ( Cien Sonetos de Amor ) [1957-1959],  De « Odas elementales » a « Memorial de Isla Negra », 1954-1964, (Obras completas, tomo II) page 881 Edición de Hernán Loyola. Galaxia Gutemberg, Barcelona, 1999.
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LA SEULE PIÈCE DE THÉÂTRE DE PABLO NERUDA

paru dans l’Humanité le 2 Décembre 1995 


En 1966, Pablo Neruda écrit «Splendeur et Mort de Joaquin Murieta». Le héros en est un dompteur de chevaux du Chili qui arrive à San Francisco au temps des chercheurs d'or. Les rangers humilient Mexicains, Péruviens et Chiliens. Ils violent et tuent la femme de Murieta. Celui-ci devient dès lors un «honorable bandit» au service des opprimés. Pablo Neruda a voulu le célébrer en écrivant le texte d'une cantate dont Sergio Ortega a composé la musique. Aujourd'hui, la cantate est devenue opéra, avec ce mélange de drame et de farce que souhaitait Neruda.

La musique joue du mélange des genres, avec une inspiration latino-américaine prédominante. Les pièces d'apparence facile alternent avec des plages complexes dans la polyphonie et le rythme. C'est toute une école de musique, celle de Pantin - que dirige Sergio Ortega -, qui s'est mise à l'ouvrage pour monter cette partition, François Chaumette prêtant sa voix à l'écrivain. La qualité de l'enseignement qu'y dispensent les professeurs de chant, montés en première ligne avec plusieurs rôles solistes, est évidente.

Les choeurs sont ronds et bien équilibrés, y compris dans les passages sans accompagnement, toujours révélateurs. Et quelle émotion de sentir chez tel jeune chanteur un tempérament musical exceptionnel, comme avec cet interprète d'un blues intense et fragile!

Une entreprise marquée par l'enthousiasme et la qualité qui naissent de la rencontre entre professionnels et amateurs.
HELENE JARRY.



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SONETO XCII

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PABLO NERUDA ÉCRIVANT DANS SON BUREAU D’ISLA NEGRA AU CHILI 1969. PHOTO SARA FACIO



Amor mío, si muero y tú no mueres, 
amor mío, si mueres y no muero, 
no demos al dolor más territorio: 
no hay extensión como la que vivimos. 

Polvo en el trigo, arena en las arenas, 
el tiempo, el agua errante, el viento vago 
nos llevó como grano navegante. 
Pudimos no encontramos en el tiempo. 

Esta pradera en que nos encontramos, 
oh pequeño infinito! devolvemos. 
Pero este amor, amor, no ha terminado, 

y así como no tuvo nacimiento 
no tiene muerte, es como un largo río, 
sólo cambia de tierras y de labios. 




Pablo Neruda, « SONNET XCII » ( Soneto XCII ) dans « La Centaine d'amour» ( Cien Sonetos de Amor ) [1957-1959],  De « Odas elementales » a « Memorial de Isla Negra », 1954-1964, (Obras completas, tomo II) page 912 Edición de Hernán Loyola. Galaxia Gutemberg, Barcelona, 1999.
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vendredi 14 décembre 2012

LE VIN ET LA GUERRE

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NAZIM HIKMET, PABLO NERUDA, LOUIS ARAGON ET ALBERTO SÁNCHEZ PÉREZ, EN 1951  À MOSCOU  

La conversation dévia sur les vins. J'évoquai cette époque de ma jeunesse où nos vins chiliens partaient pour l'étranger, tant par nécessité que pour leur qualité. Ils étaient trop chers pour nous qui portions des vêtements de cheminots et qui essuyions les tempêtes de la bohème. 

Dans tous les pays je me suis intéressé au cheminement du vin, depuis l'instant où il naît des « pieds du peuple » jusqu'à celui où on le verse dans la bouteille prolétaire ou dans le flacon raffiné. J'ai aimé boire, en Galice, le vin de Ribeiro, qu'on sert dans une tasse et qui laisse sur la faïence une grosse tache de sang. Et je me souviens, en Hongrie, d'un vin épais appelé « sang de taureau », dont les assauts font vibrer les violons des gitans. Les parents de mes arrière-grands-parents eurent leurs vignes. Parral, la petite ville où je suis né, produit un vin « nouveau », comme on le dit en France du beaujolais. Mon père et mes oncles, dont José Angel, don Joël, don Osée et don Amos, m'ont appris à différencier le vin « soutiré» du vin « filtré », J'ai eu beaucoup de mal à respecter leur penchant pour le vin brut qu'on tire au tonneau, pour ce cru non traité et irréductible. Comme en toute chose, il m'a été difficile de revenir au modeste vin originel, à la force primitive, après avoir affiné mon palais, après avoir savouré le « bouquet» formaliste. L'art n'offre-t-il pas une leçon comparable? On naît avec l'Aphrodite de Praxitèle et On reste à vivre avec les statues sauvages de l'Océanie. C'est à Paris que feus l'occasion de boire un vin Suprême dans une maison suprême. Le vin était un mouton-rothschild au corps impeccable, au bouquet indicible, au goût parfait. La maison était celle d'Aragon et d'Elsa Triolet. 

- Je viens de recevoir ces bouteilles et je les ouvre pour toi, me dit Aragon.


Et il me raconta l'histoire de ses relations avec deux des Rothschild (1). 


Les armées allemandes s'avançaient vers Carvin. Le soldat le plus intelligent de France, le poète et sous-officier Louis Aragon, était arrivé aux avant-postes. Il commandait un détachement d'infirmiers. Il avait reçu l'ordre de se porter jusque dans les lignes ennemies pour y relever morts ou vifs des officiers français. Un capitaine l'avait arrêté. C'était le baron Guy de Rothschild. 

- On ne peut aller plus loin, lui avait-il dit. Personne aujourd'hui n'est revenu vivant d'au-delà d'où nous sommes. 

- Mes instructions sont d'aller Jusque dans les lignes allemandes, avait riposté Aragon. 

- Et mon ordre est le suivant: Vous n'irez pas plus loin et vous allez rester ici ! avait répondu le capitaine. Connaissant Aragon comme je le connais, je donnerais ma main à couper qu'il dut sortir de leur discussion des étincelles crépitantes comme des grenades, des répliques acérées comme des estocs. Mais l'altercation ne dura que quelques minutes Brusquement, devant Guy de Rothschild et Aragon, un soldat qui avait passé devant eux en courant vers l'ennemi tombait à leurs pieds, frappé d'une balle au ventre. Ainsi, l'obstination d'un Rothschild avait sauvé la vie du premier poète de France. 

Mais ce n'est pas de Guy que, chaque année, à l'époque du Jour de l'An, Aragon reçoit quelques bouteilles de mouton-rothschild; celles-ci proviennent  des vignes de Philippe de Rothschild, avec lequel il est lié d'amitié. 

(1). Quelques détails de l'anecdote rapportée ayant attiré notre attention, nous avons consulté Louis Aragon, qui a rétabli pour nous le récit qu'il fit à Pablo Neruda. Nous tenons à le remercier ici pour sa précieuse et amicale collaboration. C. C. 

Extrait de J'avoue que j'ai vécu de Pablo Neruda. Traduit par Claude Couffon (C.C.). Éditions Gallimard, collection "Folio" pages 367 et 368


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UN CONGRÈS À MADRID

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LOUIS ARAGON, (1897 – 1982). ÉCRIVAIN FRANÇAIS. VERS 1940.  PHOTO AKG – IMAGES

La guerre d'Espagne allait de mal en pis mais l'esprit de résistance du peuple espagnol avait gagné le monde entier. Les brigades de volontaires internationaux combattaient maintenant en Espagne. Je les vis arriver à Madrid - c'était encore en 1936 - portant déjà l'uniforme. Des hommes, beaucoup d'hommes de tous les âges, de tous les types, de toutes les couleurs. 

En 1937, nous étions à Paris, et notre principale activité était la préparation d'un congrès mondial d'écrivains antifascistes qui devait se tenir à Madrid.

C'est là que je commençai à connaître Aragon. Ce qui me surprit d'abord chez lui c'était son incroyable capacité de travail et d'organisation. Il dictait toutes les lettres, les corrigeait, s'en souvenait. Pas un détail ne lui échappait. Il restait de longues heures à travailler dans notre petit bureau. Et après, on le sait, il écrit de gros livres en prose et sa poésie est la plus belle de la langue française. Je l'ai vu corriger les épreuves de traductions qu'il venait de faire du russe et de l'anglais, et les refaire sur le même papier d'imprimerie. Il s'agit, en vérité, d'un homme prodigieux, et je m'en rendis compte dès cette époque. 

J'avais perdu mon poste de consul et, par conséquent, je n'avais pas un centime. Je commençai à travailler, pour quatre cents francs par mois, dans une association de défense de la culture que dirigeait Aragon. Délia del Carril, ma femme d'alors et de tant d'années, a toujours eu la réputation d'être une riche propriétaire foncière, mais je dois avouer qu'elle était plus pauvre que moi. Nous vivions dans un hôtel borgne dont tout le premier étage était réservé aux couples de rencontre qui entraient et sortaient.  


Extrait de J'avoue que j'ai vécu de Pablo Neruda. Traduit par Claude Couffon. Éditions Gallimard, collection "Folio" page 195
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LA GUERRE ET PARIS

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RAFAEL ALBERTI ET MARÍA TERESA LEÓN SA FEMME, AVEC PABLO NERUDA. PHOTO ARCHIVE D'AITANA ALBERTI

Nous arrivâmes à Paris. Nous prîmes un appartement avec Rafael Alberti et Maria Teresa Léon, sa femme, quai de l'Horloge, un quartier tranquille et merveilleux. Devant nous je voyais le Pont-Neuf, la statue d'Henri IV et les pêcheurs accrochés à toutes les rives de la Seine. Derrière, se tenait la place Dauphine, nervalienne, avec son odeur de feuilles et de restaurant. Là vivait l'écrivain français Alejo Carpentier, l'un des hommes les plus neutres que j'aie connus. Il ne risquait d'opinion sur rien, même pas sur les nazis qui commençaient à s'abattre sur Paris comme des loups affamés. 

De mon balcon, à droite, en me penchant un peu, j'arrivais à apercevoir les grosses tours rondes de la Conciergerie dont la grande horloge dorée représentait pour moi l'extrême limite du quartier. 

La chance voulut que j'aie en France, et pour longtemps, comme amis intimes, les deux plus grands représentants de sa littérature: Paul Eluard et Aragon. 
C'étaient - ce sont toujours - deux curieux classiques de la désinvolture, que leur authenticité vitale situe au plus sonore de la forêt française. En même temps, ils sont les participants naturels et inébranlables de la morale historique. Peu d'êtres diffèrent autant entre eux comme ces deux hommes. Avec Paul Eluard, je pus souvent jouir du plaisir poétique de perdre mon temps. 

Si les poètes répondaient avec franchise aux enquêtes, ils révéleraient le secret: rien n'est plus beau que de perdre son temps. Chacun a son style pour ce goût vieux comme le monde. Avec Paul je perdais la notion du jour et de la nuit qui s'écoulaient et je n'ai jamais su si nos propos avaient ou non de l'importance. Aragon, lui, est une machine électronique de l'intelligence, de la connaissance, de la virulence, de la rapidité éloquente. J'ai toujours quitté la maison d'Eluard en souriant sans savoir pourquoi. De quelques heures passées avec Aragon je ressors épuisé car ce diable d'homme m'a obligé à réfléchir. Les deux ont été d'irrésistibles et loyaux amis et leur grandeur antagonique est peut-être ce qui me plaît le plus en eux. 

Extrait de J'avoue que j'ai vécu de Pablo Neruda. Traduit par Claude Couffon. Éditions Gallimard, collection "Folio" pages 190 et 191
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mardi 27 novembre 2012

LE PATRONAGE DE L'UNESCO POUR « CHOEUR DE KARTIER »

RABINDRÂNÂTH TAGORE, PABLO NERUDA ET AIMÉ CÉSAIRE. PHOTOMONTAGE UNESCO

[ Pour écouter, cliquer sur la flèche ]

 
« AMERICA INSURRECTA 1800 » POÈME DU « CHANT GÉNÉRAL » POÉSIE DE PABLO NERUDA, MUSIQUE DE MIKIS THEODORAKIS. CHANTÉ PAR PETROS PANDIS
DURÉE : 00:10:27

L'objectif de l'opération est « d'amener la culture dans les cités, là où les jeunes sont souvent exclus de toute offre culturelle. Le pari était de faire connaitre l'œuvre et la vie du poète et homme politique chilien Pablo Neruda aux jeunes des cités mais aussi de leur faire chanter le canto général » expliquent les parrains de l'opération.

Plus de 80 chanteurs et danseurs de tout âge se sont ainsi réunis chaque semaine dans 8 quartiers de Saint-Pierre sous la direction de Liam, leur coach vocal avec pour « ambition de présenter en mars dans les cours des cités et sur scène leur spectacle Chœur de Kartier rend Hommage à Pablo Néruda » notent les parrains.

À noter qu'en septembre 2013, les jeunes saint-pierrois, qui chantent en Espagnol, veulent se joindre à l'hommage interplanétaire sera rendu pour célébrer le 40ème anniversaire de la disparition de Pablo Neruda assassiné par la junte militaire du tristement célèbre Augusto Pinochet.

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mardi 20 novembre 2012

SONETO DE LAS EQUIVOCACIONES

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LIGEIA BALLADARES ELLE A FAIT PARTIE  DE LA PETITE ÉQUIPE DES JOURNALISTES CHILIENS QUE PENDANT 15 ANS  ONT TRAVAILLÉ À  RADIO MOSCU DANS LES PROGRAMMES « ESCUCHA CHILE » ET « RADIO MAGALLANES ». PHOTO ASSOCIATION DE CHILIENS EN RUSSIE


Muchas son: Ligenturia, Ligentina, 
Lihueya, Livia, Lidia, Ligeola, 
Niveia, Lioja, Lina, Livelina, 
Liguria, Ligia, Lila, Lola, 

Gilia, Jolia, Ligenta, Ligería, 
Legera, Lijolala, Lijolila, 
Litigia, Galia, Lujuria, Legía, 
Lijandra, Licoloca, Colalpila, 

Licofanta, Licora, Licosesa, 
Licosigla, Ligenta, Liprofesa, 
Lichuga, Litemuca, Lilinares, 

Ligistrofa, Liluz, Lillamarada, 
Lilluvia, Licautín, Licamarada, 
y una sola: Ligeia Balladares. 


 
Antofagasta, 1969

dans Nerudiana dispersa II, 1922-1973,  (Obras completas, tomo V) page 298, Edición de Hernán Loyola. Galaxia Gutemberg, Barcelona, 2002. 

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mercredi 14 novembre 2012

NÎMES : HOMMAGE À PABLO NERUDA

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PROGRAMME DE LA SOIRÉE

Possibilité de déguster une paella au canard pour tous ceux qui le souhaitent, les intéressés peuvent s'inscrire en appelant l'association au 04 66 67 96 78 (paella + dessert + vin = 15 €) 


CLIC... CLIC, LOCALISATION SUR GOOGLE MAPS

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samedi 10 novembre 2012

UNE HEURE AVEC PABLO NERUDA : UN SUCCÈS - LOCTUDY

LA COMPAGNIE THÉÂTRALE PASSEPAROLE DE PLONÉOUR-LANVERN, CONVIENT LES AMOUREUX DES MOTS, DE LA POÉSIE, POUR UNE LECTURE MUSICALE DE TEXTES DE PABLO NERUDA. PHOTO OUEST-FRANCE.FR

Dans un décor aux couleurs chaudes évoquant tantôt l'Amérique du sud natale de Neruda, tantôt l'Espagne de Franco et ses déchirures, les Passeparole ont entraîné l'auditoire dans une attachante promenade d'une heure rythmée par les cris du coeur et les révoltes du poète chilien, le tout subtilement illustré par des musiques latines et grecques.
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vendredi 26 octobre 2012

CALLIGRAMME


Le calligramme, formé de beauté et de lettres, est le nom de l'acte poétique par lequel Apollinaire entend faire un pas décisif vers la « synthèse des arts, de la musique, de la peinture, de la littérature ». 
Mieux que l'« idéogramme lyrique », ce nom rappelle la tradition hellénique de la poésie figurative dont l'invention est attribuée à Simmias de Rhodes (~ IVe s.). Chez lui, comme chez Théocrite ou Rabelais, la longueur des vers varie de façon à décrire le volume et les silhouettes d'un objet (de culte), comme l'œuf, la syrinx ou la « Dive Bouteille ». Cet objet représenté constitue le sujet des poèmes rhopaliques (du nom grec de la massue dont la forme peut être imitée). Cependant, le mot et l'image ne se superposent pas chez Apollinaire : ils forment une nouvelle entité.

Cette prouesse est déjà réalisée par Raban Maur (780 env.-856). Sa technique consiste à attribuer au texte linéaire originel deux dimensions supplémentaires par la mise en valeur picturale d'un îlot de significations s'inscrivant dans une surface qui dessine la silhouette de l'objet - église, crucifix, aigle - évoqué. L'unité de la page, respectée jusqu'à Mallarmé, éclatera avec celui-ci, les différents caractères typographiques soulignant la présence des textes virtuels qui s'emboîtent dans Un coup de dé. Loin d'être « harmonie imitative », proscrite par Apollinaire, ce texte ouvre la voie à la poésie concrète et spatiale pratiquée, avant l'heure, par Christian Morgenstern, dans une page des Chants du gibet (1905), Fisches Nachtgesang (Chant nocturne du poisson) :
  

© Encyclopædia Universalis 2004, tous droits réservés

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mardi 16 octobre 2012

« DEBEN SER LOS GORILAS, DEBEN SER »


[ Pour écouter, cliquer sur la flèche ]


 
« DEBEN SER LOS GORILAS, DEBEN SER »
 DURÉE : 00:01:48 


« DEBEN SER LOS GORILAS » (ÇA  DOIT ÊTRE LES GORILLES). BAIÓN (LE BAION, RYTHME D'ORIGINE BRÉSILIENNE, APPARU DANS LES ANNÉES 1950) D'ALDO CAMMAROTTA, ARMANDO LIBRETO [PSEUDONYME DE DÉLFOR DICÁSOLO] ET NÉSTOR D'ALESANDRO. ORCHESTRE DE FELICIANO BRUNELLI, ROBERT MORALES AU CHANT, DISQUE ENREGISTRÉ EN 1955 PAR LA COMPAGNIE DE DISQUES RCA. CE SUJET A SURGI DANS LE PROGRAMME RADIOPHONIQUE « LA REVISTA DISLOCADA » (LA REVUE DISLOQUÉE), ET C'EST L'ACTE DE BAPTÊME DU MOT « GORILA » (GORILLE) EN ARGENTINE, COMME SYNONYME DES PUTSCHISTES MILITAIRES DE 1955, ET PAR LA SUITE DE N'IMPORTE QUEL ANTIPÉRONISTE RÉCALCITRANT.

                                            
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vendredi 12 octobre 2012

« GORILLE »

[ Cliquez sur l'image pour l'agrandir ]
ARGENTINE : LE 16 SEPTEMBRE 1955 LE COUP D'ÉTAT  « GORILLE », RENVERSE LE GOUVERNEMENT DÉMOCRATIQUEMENT ÉLU  DE JUAN PERÓN.  AU CENTRE, L'AMIRAL ISAAC ROJAS ET GÉNÉRAL PEDRO EUGENIO ARAMBURU. PHOTO 1956, ARCHIVE GRAPHIQUE DU JOURNAL LA NACIÓN.

À l'origine « Gorila » ( Gorille ), est une dénomination de la politique interne argentine, utilisée historiquement pour désigner d'une manière méprisante les opposants au péronisme (gouvernements du général Juan Domingo Perón). Au fil du temps, l'expression s'est étendue à d'autres pays de l'Amérique latine, comme synonyme de « réactionnaire de droite ». 

 Voir : « Deben ser los gorilas, deben ser »


  • La sortie des « gorilles » de leurs casernes — quand bien même les parlementaires auraient désigné leur président, M. Roberto Micheletti, nouveau chef de l’Etat — rappelle par trop les heures les plus sombres de l’Amérique latine.  (Le Monde Diplomatique,  par Maurice Lemoine, mercredi 1er juillet 2009).
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mardi 9 octobre 2012

TRISTEZA EN LA MUERTE DE UN HÉROE

« LE CORPS DU CHE PRÉSENTÉ À LA PRESSE », PHOTO FREDDY ALBORTA 1967

Los que vivimos esta historia,
esta muerte y resurrección
de nuestra esperanza enlutada,
los que escogimos el combate
y vimos crecer las banderas,
supimos que los más callados
fueron nuestros únicos héroes
y que después de las victorias
llegaron los vociferantes
llena la boca de jactancia
y de proezas salivares.

El pueblo movió la cabeza:
y volvió el héroe a su silencio.
Pero el silencio se enlutó
hasta ahogarnos en el luto
cuando moría en las montañas
el fuego ilustre de Guevara.

El comandante terminó
asesinado en un barranco.

Nadie dijo esta boca es mía.
Nadie lloró en los pueblos indios.
Nadie subió a los campanarios.
Nadie levantó los fusiles,
y cobraron la recompensa
aquellos que vino a salvar
el comandante asesinado.

¿ Qué pasó, medita el contrito,
con estos acontecimientos?

Y no se dice la verdad
pero se cubre con papel
esta desdicha de metal.
Recién se abría el derrotero
y cuando llegó la derrota
fue como un hacha que cayó
en la cisterna del silencio.

Bolivia volvió a su rencor,
a sus oxidados gorilas,
a su miseria intransigente,
y como brujos asustados
los sargentos de la deshonra,
los generalitos del crimen,
escondieron con eficiencia
el cadáver del guerrillero
como si el muerto los quemara.

La selva amarga se tragó
los movimientos, los caminos,
y donde pasaron los pies
de la milicia exterminada
hoy las lianas aconsejaron
una voz verde de raíces
y el ciervo salvaje volvió
al follaje sin estampidos.


Pablo Neruda dans Fin de Mundo,  De « Arte de Pájaros » a « El mar y las campanas ». 1966-1973,  (Obras completas, tomo III) page 424-426 Edición de Hernán Loyola. Galaxia Gutemberg, Barcelona, 2000. 

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mardi 11 septembre 2012

REVUE NERUDIANA N° 12

Revue Nerudiana N° 12, Dic...  

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jeudi 12 juillet 2012

AUTORRETRATO

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PORTRAIT DE PABLO NERUDA;
 PHOTO SARA FACIO  ISLA NEGRA 1969. 

Por mi parte, soy o creo ser duro de nariz,
mínimo de ojos, escaso de pelos
en la cabeza, creciente de abdómen,
largo de piernas, ancho de suelas,
amarillo de tez, generoso de amores,
imposible de cálculos,
confuso de palabras,
tierno de manos, lento de andar,
inoxidable de corazón,
aficionado a las estrellas, mareas,
maremotos, administrador de
escarabajos, caminante de arenas,
torpe de instituciones, chileno a perpetuidad,
amigo de mis amigos, mudo
de enemigos,
entrometido entre pájaros,
mal educado en casa,
tímido en los salones, arrepentido
sin objeto, horrendo administrador,
navegante de boca
y yerbatero de la tinta,
discreto entre los animales,
afortunado de nubarrones,
investigador en mercados, oscuro
en las bibliotecas,
melancólico en las cordilleras,
incansable en los bosques,
lentísimo de contestaciones,
ocurrente años después,
vulgar durante todo el año,
resplandeciente con mi
cuaderno, monumental de apetito,
tigre para dormir, sosegado
en la alegría, inspector del
cielo nocturno,
trabajador invisible,
desordenado, persistente, valiente
por necesidad, cobarde sin
pecado, soñoliento de vocación,
amable de mujeres,
activo por padecimiento,
poeta por maldición
y tonto de capirote.


Autorretrato de Pablo Neruda en « Retratos y autorretratos », de Alicia d’Amico et Sara Facio, Ediciones Crisis, Buenos Aires, 1973.


Publié par Pablo Neruda à 23:18 Aucun commentaire:
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mardi 5 juin 2012

PROSE DE PABLO NERUDA






Photos Manuel Toledo





  • La Clef


  • Parlant en prose sur Cuba


  • Mission d'amour


  • «Faites venir des espagnols»


  • Les ennemis littéraires : Paseyro


  • Les Vers du Capitaine


  • Nazim Hikmet


  • Le Winnipeg et Autres Poèmes


  • Discours de Neruda à l’UNESCO 1972


  • La forêt chilienne


  • Évocation de Tina Modotti


  • Fidel Castro


  • Ma rencontre avec Che Guevara


  • La lettre des cubains


  • Ambassadeur à Paris


  • Salvador Allende





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    POÈMES DE PABLO NERUDA

     



      • Amor américa (1400) 


      • Ode à Federico García Lorca


      • Entrée dans le bois

      • Je demande le silence

      • Mission d'amour

      • Le Sud de l'Océan

      • Sonnet VIII

      • Sonnet XXIV

      • Sonnet LXXXI

      • Sonnet XCII

      • Autoportrait

      • Père du Chili

      • Tremblements de terre

      • Au Salvador, la mort

      • Un chant pour Bolivar

      • Ode au chat

      • Ton rire

      • La Geste

      • Dansant avec les Noirs

      • A Fidel Castro

      • L'Ennemi, Charles Baudelaire

      • Naissance

      • Le livre des questions

      • La rose détachée

      • Silence je vous prie

      • Le Paresseux

      • Barcarolle

      • Unité

      • Araucaria

      • Poème 1

      • Madrid 1936

      • J'aime la mansuétude

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    lundi 4 juin 2012

    HASTACIEL

    Considerado el último Poema de Pablo Neruda 
     
    Hastaciel dijo labla en la tille palille
    cuandokán cacareó de repente
    en la turriamapola
    y de plano se viste la luna del piano
    cuando sale a barrer con su pérfido párpado
    la plateada planicie del pálido plinto
    .




    « Hastaciel » Poema manuscrito de Pablo Neruda encontrado en su último cuaderno por su viuda Matilde Urrutia, quien lo publicó en El fin del viaje, Editorial Seix Barral, Barcelona, 1982.
    Publié par Araucaria à 22:43 Aucun commentaire:
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